Louis
Un parcours fastidieux mais qui vaut la peine🌱 Mon projet
Je m’appelle Louis, j’ai 26 ans et je suis installé depuis le 1er mai 2025 sur l’exploitation familiale, située dans le Noyonnais (60). Après un Bac Pro Agroéquipement puis un BTS ACSE en alternance, j’ai travaillé deux ans et demi chez mon maître d’apprentissage, en attendant de pouvoir m’installer.
Sur notre exploitation, nous travaillons aujourd’hui 175 ha comprenant 50 ha de pâtures. Nous élevons un troupeau de bovins allaitants de race limousine, avec un atelier de transformation à la ferme. Nous produisons également en atelier d’engraissement des porcs et des volailles. Du côté des cultures, nous produisons notamment betteraves, maïs, colza, blé, escourgeon, et avons ajouté cette année un peu de pommes de terre. Je réalise aussi de la prestation de services. Aujourd’hui, nous sommes trois sur l’exploitation : mon père, moi-même, et un salarié en boucherie qui nous renforce selon les besoins.
🌱 Comment la Safer m'a accompagné
Je suivais régulièrement les annonces de la Safer, en attendant l’opportunité qui pourrait me permettre de m’installer. Et puis l’occasion s’est présentée : j’ai candidaté, et j’ai été attributaire de 43 ha, une attribution décisive pour conforter l’avenir de l’exploitation.
J’ai apprécié la manière dont la Safer a géré ce dossier, selon moi les attributions ont été pertinentes : trois jeunes du secteur ont été attributaires, et honnêtement, je pense qu’on ne pouvait pas faire mieux.
Du côté de mes parents, le parcours à l’installation a souvent été vécu comme long, complexe et stressant, avec beaucoup de démarches. Mais leur vision de la Safer a entièrement changé : d’un organisme perçu comme « inabordable », ils sont passés à une relation humaine et constructive. La conseillère foncier du secteur, tout comme le directeur opérationnel de l’Oise, ont été accessibles et très compétents, ce qui a vraiment compté dans cette étape.
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🌱 La suite de mon histoire
Mon objectif, maintenant que cette surface est venue conforter l’exploitation, est de développer le troupeau, d’une dizaine de mères supplémentaires. Je souhaite aussi poursuivre la diversification des cultures, comme nous avons commencé à le faire avec les pommes de terre, et réfléchir à une adaptation de l’assolement face à la baisse de surface betteravière. Les perspectives sont encore en réflexion, notamment sur l’évolution de mes prestations de services.
Si j’avais un message à faire passer, c’est que c’est dur, mais il faut s’accrocher. Le parcours est fastidieux, même lorsqu’on est du milieu. Pour ceux hors cadre familial, c’est encore plus compliqué : on a parfois l’impression de tourner en rond, qu’il manque toujours un document ou un rendez-vous… Mais aujourd’hui, je suis fier du chemin parcouru et heureux de m’être installé. Et mes parents aussi : malgré les étapes parfois difficiles, ils sont pleinement contents de me voir reprendre et poursuivre cette histoire familiale.
© Safer Hauts de France - Décembre 2025